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Le blog des semelles orthopédiques

Bienvenue sur le blog des semelles orthopédiques ou orthèses plantaires. Nous allons comparer la semelle orthopédique active et passive. Des conseils concernant les semelles orthopédiques ainsi que les chaussures

MINIMALISME ou MAXIMALISME ?

MINIMALISME ou MAXIMALISME ?

Chaussures maximalistes   (Reebook Zig Tech)    

 

              

Chaussures minimalistes (Merrell Vapor Globe)

          

La chaussure maximaliste entraîne souvent plus de pronation que de courir pieds nus. Pour ce point, il est préférable de privilégier le port de chaussures universelles (dites neutres). Evitez les chaussures anti-pronation ou anti-supination. On les remarque par les éléments de couleurs différentes sur la chaussure (grise sur ce modèle).

 

 

Les critères de chaussures SPORT sont les mêmes que les chaussures de VILLE. Il faut essayer de réduire tant que possible la hauteur des talons. Un drop (hauteur du talon par rapport à l’avant de la chaussure) de 0 mm est l’idéal pour laisser les pieds libres de toutes fonctions.

 

Moins il y a de « Toe Spring » (élévation de l’avant  de la chaussure par rapport au reste), plus sont actifs les muscles durant la marche. Le « Toe Spring » est une aide passive qui peut fragiliser les muscles des pieds et les mettre à surcontribution lors du passage à des chaussures qui n’ont pas ce « Toe Spring ».

Une « Toe Box » qui respecte la largeur de l’avant-pied est souhaitée. Il est essentiel de respecter la largeur de l’avant pied pour entretenir la fonction des muscles de l’avant-pied. Une chaussure trop étroite empêche l’avant-pied de se mouvoir normalement durant la marche et favorise, par ce fait, la faiblesse des petits muscles de l’avant-pied.

Si vous portez des chaussures de sport maximalistes depuis des années, c'est-à-dire des chaussures avec un drop (hauteur de talon), il vous faudra une très grande progression pour arriver au port de chaussures minimalistes (0 drop = chaussure sans hauteur de talon par rapport à l’avant).

Le port de chaussures maximaliste raccourci le mollet et favorise sa faiblesse et sa raideur sur du long terme. C’est pour cette raison qu’il faut être très progressif lors de la diminution du drop. Le port de chaussure avec un léger drop peut donc être une aide sur des longues distances. Il faut toutefois retenir qu’une chaussure avec un drop ne doit pas être systématiquement portée  à tous les entraînements. C’est une aide passive qui peut être utile en compétition mais qui, sur du long terme, fainéantise le mollet.

Voici un exemple de chaussure idéale, minimaliste :

Inov-8 F-Lite 192

 

 

Le minimalisme extrême (qui se rapproche le plus du pied nu) est-il bon pour vous ?

Merrell Vapo Glove

Nos pieds sont des amortisseurs et des pneus  adaptés pour l’être humain. L’amortisseur est le résultat de la structure osseuse du pied déformé par la mise en tension de ces articulations (ligaments, capsules) et de l’action de ces muscles en dynamique (tension active et passive). Grâce à son mécanisme complexe de rotations associé à l’écrasement et le retour des arches, le pied est un amortisseur hors pair qui nous permet une parfaite adaptation aux terrains variables, une adaptation de notre posture face aux obstacles et un amortissement pour diminuer les chocs lors du contact au sol.

Le pneu humain est le tissu adipeux situé sous la plante du pied. Cette structure est nécessaire pour protéger les structures molles (muscles, ligaments, fascias) et dures (os) du pied.

A-t-on encore ces structures performantes à l’âge adulte alors même que l’on protège excessivement nos pieds dès le plus jeune âge ?

Si nous surprotégeons notre corps et qu’il ne subit plus de contrainte, il répond tout naturellement en diminuant, voire même en faisant totalement disparaître la structure de base.

Pour cette raison, il n’est pas nécessaire de mettre à nos enfants des chaussures de soutien avec des semelles externes extrêmement épaisses.  A cause des chaussures de type « bottine », l’enfant perd très vite son tissu adipeux sous-plantaire de protection et sa musculature est freinée dans son développement.

L’adulte de la société occidentale  a donc bien souvent des amortisseurs et des pneus déficients. Un bilan biomécanique chez un spécialiste permet d’analyser ces points pour vous aider à faire le meilleur choix et le traitement adapté si nécessaire.

Quoi qu’il en soit,  il est conseillé un port progressif des chaussures minimalistes et de favoriser au départ des modèles qui laissent un minimum de protection « 1-2 cm de mousse dense sous toute la plante du pied ».

 

En résumé :

Pour le minimaliste d’emblée :

  • Si le pied a été habitué dès le plus jeune âge à fonctionner pied nu.
  • Si la structure biomécanique du pied est bonne (fonction d’amortisseur naturel).
  • Si la souplesse des triceps suraux (mollet) est bonne.

Contre le minimaliste d’emblée (ou choisir un port très progressif avec un bilan biomécanique associé) :

  • Si le pied a toujours été protégé (surtout depuis le plus jeune âge)  par des chaussures à semelles épaisses, par des chaussures ou des semelles à soutien passif (semelles orthopédiques passives, renfort interne dans la chaussure, chaussures anti-pronation ou anti-supination).
  • Si la structure biomécanique du pied est mauvaise et irréductible (pieds plats, pieds creux, pieds hyper pronateurs, pieds hypersupinateurs, éversion anormale, inversion anormale, tissu adipeux sous plantaire atrophié…).
  • Si la souplesse des triceps suraux (mollets) est mauvaise.

 

 

Critères de choix pour tout type de chaussures (ville, sport, enfant) :

 

- Drop (hauteur de talon) : le plus proche de zéro.

- Epaisseur de la semelle : 1 à 2 cm max.

- Flexibilité de la semelle (partout, juste à l’avant ou au médio-pied) : l’idéal étant une flexibilité complète.

- Largeur de la semelle externe au talon (débordante ou trop étroite) : elle doit respecter la largeur de votre pied.

- Largeur de la semelle externe au médio-pied (axe courbe ou droit) : elle doit respecter la largeur de votre pied. L’axe droit est préférable, surtout si vous avez des genoux en X et des pieds plats.

- Largeur de la semelle externe à l’avant-pied (large ou étroite) : elle doit respecter la largeur de votre pied.

- Soutien de la voûte plantaire : à éviter tout type de soutien.

- Contrefort (rigide ou mou) : solide mais pas rigide. Il ne doit en aucun cas bloquer le talon. Le contrefort est sans importance en-dessous d’1cm. Au-delà d’1cm, il est souhaitable qu’il soit solide pour éviter au pied de glisser latéralement sur la semelle externe.

- Toe Spring : à éviter puisqu’il répond comme une aide passive. Il est utile pour les sportifs qui souhaitent avoir une aide passive durant la compétition.

- Poids (légèreté ou lourde) : la plus légère possible est idéale.

 

 

www.cliniqueops.com

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La semelle orthopédique

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